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Ultime fin de vie Mot du président Gilles Poulin |
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Depuis très longtemps, on en parle. Aujourd’hui, la question est clairement posée. Pour ou contre l’euthanasie? La réponse renvoie d’abord à soi-même. Si je peux faire ma vie comme je l’entends, pourquoi ne puis-je pas, de la même façon, faire ma mort?
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C’est une question légitime qui force, néanmoins, à porter un regard scrutateur sur sa propre existence d’abord, mais aussi sur la société.
Vous vous dites sans doute: « Quel sujet pour un automne pluvieux! » Effectivement, vous avez raison. Cependant, le débat sur l’euthanasie est nécessaire. Il touche toutes les couches de la société. Nous avons la responsabilité de nous exprimer dans ce débat. Faire l’autruche, face à la mort, ralentit la personne dans son cheminement et fragilise son parcours en fin de vie. Dès lors, il peut être difficile de donner un sens à la mort; pourtant, cette dernière fait partie intégrante de la vie. Chaque jour, nous sommes appelés (es) à célébrer la vie. « Prendre conscience de l’aspect inéluctable de sa fin est la façon la plus sûre de profiter de la vie. » (Dr Richard Béliveau par Mathias Marchal, Métro, 29/09/10)
À travers les années qui passent, des difficultés, des épreuves presque invivables, parfois, croisent nos jours heureux. Ce sont là des deuils, petits ou grands, qu’il nous faut vivre, car ils nous apprennent beaucoup de la vie. Par le fait même, ils nous permettent, petit à petit, d’apprivoiser la mort, sa mort. Cette prise de conscience peut aider grandement à diminuer ses craintes face à la mort. Aussi, il serait important et même utile, surtout pour les gens qui accompagnent les malades en phase terminale, de faire un travail personnel sérieux sur ce sujet. S’ils sont devenus « capables de maîtriser leur propre peur, alors seulement ils seront vraiment disponibles pour les écouter, entendre leurs besoins et les accompagner en confiance jusqu’au crépuscule de leur vie. » (Élisabeth Kübler Ross, par Dr Hervé Mignot, Fondateur d’EKR-France)
Mourir dans la dignité n’est pas un privilège. C’est un droit, pour chaque être humain, que toute la société doit reconnaître et respecter. |

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