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Non loin de Johannesburg près du centre du pays, on y retrouve Pretoria. Elle est le centre administratif et les principaux édifices gouvernementaux y sont installés. La ville est habitée par les descendants des peuples fondateurs principalement hollandais ayant de fortes convictions religieuses traditionnelles. Ils se nomment « les afrikaner ». Dans leur isolement, à la pointe Sud du continent, ils se sont concentrés sur le travail, la religion et l’entraide mutuelle. |
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Environ un million de ces afrikaners y demeurent. C’est une très jolie ville toute décoré de Jacarandas. Toutes les avenues importantes en sont bordées. Au moment de la floraison, la couleur bleue foncée des fleurs de jacarandas donne à la ville des allures de jardins botaniques. Vraiment il faut voir « Jacaranda city » en fleur. |
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La pointe sud du pays forme une région tout à fait unique. Arrêt obligé des caravelles anglaises en route vers les Indes, il s’y est développé une industrie vinicole favorisée par la chaude brise de l’océan indien et le savoir faire des fondateurs. On peut imaginer que les marins de l’époque ne devaient pas lever le nez sur un petit coup de rouge après un séjour en mer de deux ou trois mois. On nous a aussi raconté que c’était excellent pour prévenir le scorbut. |
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Le Cap (Cape Town) étale ses 3 millions d’habitants à la jonction des deux océans. C’est la capitale parlementaire du pays. Un peu coincé par la montagne qui limite son développement vers l’intérieur des terres, elle doit s’étendre le long des côtes pour loger sa population. Le port de mer autrefois si achalandé a un peu perdu de son importance. Une bonne partie du port a été transformée en restaurants et en boutiques pour touristes : le Water-Front. |
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Les premières peuplades de ce pays y ont laissé une trace indélébile. Et leur influence culturelle marque encore le caractère des africains de cette région. Les tribus Ndebele et Zoulou ne vivent plus dans leurs huttes traditionnelles. Mais la visite de villages reconstitués et la rencontre de véritables descendants en costume ancestral nous aident à mieux saisir leur culture. On y remarque tout de suite la fierté des zoulous et le talent artistiques du peuple Ndebele. |
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Malgré notre séjour trop court dans ce magnifique pays, il nous a paru évident que « la nation arc-en-ciel » devra résoudre tôt ou tard plusieurs dilemmes. Pour commencer, le taux de chômage est beaucoup trop important. À première vue, environ près de 40% du pays ne peut trouver d’emploi. Considérant que les métiers d’avenir sont et seront plus spécialisés, qu’ils demanderont un niveau d’instruction plus élevé il est probable que la population noire soit la première à en faire les frais. |
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Un autre défi pour les dirigeants de ce pays, concerne la population séropositive. On estime que 20% de la population est touché par ce fléau. Il y a aussi fort à parier que la répartition de cette maladie ne soit pas équivalente entre les deux catégories de citoyens. On peut comprendre alors que la disparité énorme entre le niveau de vie des populations noires et blanches constitue un irritant permanent qui alimentera les revendications des radicaux. Finalement, ajoutons que l’administration du pays s’est grandement complexifié au cours de sa difficile histoire. Qu’on en juge par soi-même : deux hymnes nationaux, quatre capitales nationales et neuf langues officielles. Voilà de quoi donner un sérieux mal de tête aux plus québécois d’entre nous.
Terminons avec un vœu d’espoir. Le pays qui a réussi à se débarrasser de l’Apartheid de façon démocratique trouvera probablement des moyens de se remettre sur les rails vers un avenir plus prometteur. Si cela se produit, alors l’Afrique du Sud deviendra certainement un pays majeur dont la voix influencera l’évolution de tout le continent africain. |
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